L'affaire : Boulangerie, secte, prosélytisme et cacheroute.
Une bataille juridique s'est déclenchée suite à la décision de valider le certificat de cacheroute de deux boulangeries appartenant à des disciples de la secte des Juifs messianiques.
Le procureur général Menachem Mazuz, associé au Rabbinat d'Ashdod tentent de rouvrir le dossier, classé il y a quelques semaines par la Haute Cour de justice, et qui avait donné gain de cause à Mme Penina Comforti, la propriétaire des deux boulangeries. La Cour avait alors accepté l'argument que des non juifs peuvent être propriétaires de commerces cashers. M. Mazuz explique que l'affaire est extrêmement sensible et qu'elle a des ramifications très répandues. L'origine de la plainte qui avait était déposée contre Mme Comforti, faisait état de propos qu'elle tenait dans son commerce. Les discussions qu'elle engageait avec ses clients ressemblaient plus à du prosélytisme qu'à des petites discussions de quartier.Certains de ses clients se sont plaints en effet, des propos qu'elle tenait au sujet de Jésus. Suite à la décision du Tribunal, les Rabbins avaient demandé la présence d'un chomer dans la boulangerie, mais cela avait été refusé pour des raisons financières. Aujourd'hui, Les demandeurs font valoir que les décisions de justice ne peuvent s'insérer dans les problèmes religieux.En l'occurrence, c'est un tribunal civil qui valide un certificat de cacherout, qui est certes techniquement valable, mais qui au niveau spirituel n'est pas trés fiable. Pouvons-nous faire confiance, et manger chez une personne qui pense que son salut passe par la conversion massive des juifs à sa philosophie. Il appartient maintenant à la Haute Cour de Justice de décider si elle va permettre une nouvelle audience. Vendredi 31 Juillet 2009
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